CE QUE JE CROIS
"il est plus facile de proclamer l'égalité que de la réaliser"
 
dimanche, juillet 05, 2009
Victoire de la Gauche à Hénin-Beaumont

Explosion de joie dans la salle des fêtes bondée de la mairie d'Hénin-Beaumont, à 20h15 : le candidat Front National, Steeve Briois, et sa seconde de liste, Marine Le Pen, sont battus à l'élection municipale. Le divers-gauche Daniel Duquenne l'emporte avec 52,38% des voix.
"On respire mieux", dit le responsable local de la Ligue des droits de l'homme, Alain Pruvot.
Pendant ce temps quelques excités frontistes veulent en découdre, amers, ils ne digèrent pas leur défaite et commencent les provocations.
Le nouveau maire décide alors de saluer les habitants venus nombreux à la mairie et c’est sous un jet de bombe lacrymogène lancé par un abruti que chacun s’empresse de s’éloigner pour ne pas subir les irritations de l’engin.
Elle est belle la démocratie avec ces énergumènes au cerveau ramollis et à la politique de caniveaux.
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samedi, juillet 04, 2009
Rassemblement contre le démantèlement du statut des fonctionnaires.

Promouvoir l’intérêt général c’est s’opposer au démantèlement du statut des fonctionnaires
Après des mois de tergiversations et de retard sur le calendrier prévu, le projet de loi dit « de mobilité et des parcours professionnels » va être examiné à l’Assemblée Nationale, probablement à partir du 2 juillet.
Les organisations syndicales tiennent à rappeler que ce dispositif législatif est avant tout une attaque frontale contre le statut des fonctionnaires et les garanties qu’il représente pour tous les citoyens.
Pour en demeurer à l’essentiel, ce projet de loi crée une nouvelle position visant à mettre en œuvre des licenciements massifs dans la Fonction publique, étend les possibilités de recourir à de la main d’œuvre précaire (alors qu’il y a déjà un million de non titulaires) et envisage de confier le recrutement et la gestion des contractuels aux sociétés d’intérim.
Déjà adopté au Sénat, il y a plus d’un an, son vote par les députés constituerait un recul grave et majeur.
C’est totalement inacceptable.
Comme il est profondément inacceptable de vouloir faire passer ce mauvais coup durant l’été.
C’est pourquoi, les organisations syndicales appellent les personnels à intervenir.
Sans attendre, il faut interpeller les députés dans leurs circonscriptions, aller à la rencontre de tous les personnels et des usagers.
Partout, dans l’ensemble des territoires, il faut s’investir en organisant, partout où c’est possible, des délégations, des dépôts de motions, des rassemblements…..
Les services publics ne doivent pas êtres démantelés comme veut le faire le gouvernement.
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vendredi, juillet 03, 2009
Hénin-Beaumont : JM Baylet croit au "réveil républicain"
PARIS, 3 juillet 2009 (AFP) - Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), a indiqué vendredi qu'il croyait "au réveil républicain des citoyens de Hénin-Beaumont" (Pas-de-Calais) qui doivent élire dimanche leur maire, une élection que le Front national espère remporter.

"Les radicaux de gauche croient au réveil republicain des citoyens de Hénin-Beaumont", écrit dans un communiqué le sénateur de Tarn-et-Garonne pour qui "le FN n'a pas changé, il avance masqué, il conserve une idéologie et un programme anti-républicain et s'avère particulièrement dangereux".

Le PRG apporte "son soutien à la liste conduite par Daniel Duquenne (divers gauche) au second tour de l’élection municipale d’Hénin-Beaumont".

"L’élection d’un maire FN dans cette ville signifierait pour ses habitants la confiscation de la démocratie et, comme à Orange ou Vitrolles, le naufrage des valeurs morales républicaines", conclut M. Baylet.
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mardi, juin 30, 2009
Henin-beaumont, La Tourmente

Ce week-end donc Henin Beaumont se cherchait un nouveau maire. Un maire neuf et compréhensif pour une commune qui a besoin plus que jamais d'un retour à des valeurs saines et républicaines. Au final c'est le front national qui est arrivé en tête avec près de 40% des voix.
La gauche divisée, et la droite ridiculisée auront du mal à combattre une bête
qui n'a de cessé de se renforcer dans un terreau particulièrement fertile: désespérance sociale, économique et politique. Le front national est prêt à tout pour accrocher à son tableau de chasse une mairie.
Il ne faudrait donc pas que Henin Beaumont devienne une de ses villes front nationale. D'abord pour les habitants déjà en phase de rupture. Les stigmates d'un vote FN les isoleraient encore davantage.
Il ne faudrait pas non plus que Henin Beaumont élise un maire FN parceque elle redonnerait de la force à un mouvement qui n'en pas besoin. La prise d'une mairie peut légitimer un parti dans son action politique. Il serait dangereux de croire que c'est normal que l'extrême droite arrive à s'implanter aussi facilement. La banalisation du Front National passe malheureux par ses succès politiques.
Et en même temps, ce vote nous dit combien, la croyance en la mort de l'extrême droite est utopique. Sarkozy a cru être assez fort pour usurper le vote FN. Il n'en n'est rien. Le souvenir du 21 avril n'est jamais bien loin. Il faudra que nous l'ayons toujours à l'esprit, c’est aussi des démocraties que naissent les totalitarismes.
Xavier Bertrand ,patron de l’UMP et le PS ont appelé Lundi tous “les républicains“à se rassembler au second tour derrière la liste conduite par Daniel Duquenne, divers gauche .
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samedi, juin 27, 2009
Salah Hamouri ou l'oublié de la république

"Le rôle du chef de l’Etat est de prendre en charge tous les Français. J’irai chercher les Français là où ils se trouvent." Nicolas Sarkozy


Force est a priori de constater que certains sont plus ou moins "Français" que d’autres. Salah Hamouri, citoyen franco-palestinien de 24 ans, a été emprisonné en mars 2005 par les autorités israéliennes. Charges d’accusation : le délit d’intention. Il est accusé d’être passé devant le domicile du rabbin Yossef Ovadia, chef spirituel du parti religieux Shass, ce qui suffirait à prouver sa participation à une tentative d’assassinat. Souvenons-nous des campagnes médiatiques pour Ingrid Betancourt, Florence Aubenas, Christian Chesnot, Georges Malbrunot, les infirmières bulgares ou encore Gilad Shalit et j’en passe. En France, il faut dire que les détenteurs du pouvoir politique et les médias savent se démener avec zèle lorsqu’il s’agit d’alerter l’opinion publique. Et c’est là que le "deux poids deux mesures" prend toute son ampleur. Malgré les nombreux appels au secours (de la part de la famille de Salah et diverses associations) notamment auprès de l’Elysée et du Ministère des Affaires Etrangères, les responsables politiques et les médias font la sourde oreille. Le cas Hamouri ne semble intéresser personne dans les hautes sphères.

http://www.salah-hamouri.fr/node/7
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vendredi, juin 26, 2009
Hommage à Said Bouziri




Le Parti socialiste, le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë et les Radicaux de gauche (PRG) ont rendu hommage à Saïd Bouziri, "militant infatigable des libertés publiques et du droit des étrangers" disparu mardi à Paris.
"C'est avec une vive émotion que les socialistes ont appris la disparition de Saïd Bouziri, militant infatigable des libertés publiques et du droit des étrangers", a déclaré le PS jeudi, dans un communiqué.
"Comme toutes les organisations membres du collectif Votation Citoyenne, le Parti socialiste perd avec Saïd Bouziri un animateur et un militant exceptionnel", ajoute le communiqué.
"Ce militant infatigable de la dignité humaine, généreux, ardent, désintéressé, nous manquera à tous", écrit Bertrand Delanoë, exprimant sa "très grande émotion".
"Il était le président de l'association Génériques, qui met admirablement en valeur la mémoire de l'immigration. Je connaissais ses immenses qualités d'intelligence et de coeur, son dévouement, son exigence intellectuelle et morale", ajoute le maire de la capitale.
Le PRG et les Jeunes Radicaux de gauche (JRG) ont rappelé le "combat partagé" avec Saïd Bouziri "pour la reconnaissance du droit de vote des étrangers aux élections locales".
Saïd Bouziri était militant de longue date des droits des étrangers et membre du bureau national de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) dont il était le trésorier.
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mardi, juin 23, 2009
Congrès de Versailles

Yvon COLLIN, Président du Groupe du RDSE et Sénateur PRG de Tarn-et-Garonne,
est intervenu mardi 22 juin dans le débat qui a suivi la déclaration du
Président de la République à Versailles, à l'occasion de la réunion du
Parlement en Congrès.
Voici le texte de son intervention :


*M. le président.* La parole est à M. Yvon Collin, pour le groupe du
Rassemblement démocratique et social européen du Sénat.

*M. Yvon Collin*. Monsieur le président du Congrès, monsieur le Premier
ministre, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, cette
première réunion du Congrès sous l’empire de la nouvelle rédaction de
l’article 18 de la Constitution marque le triomphe de la conception très
personnelle qu’a le Président de la République du rôle et du fonctionnement
de nos institutions : un président qui impulse, oriente et décide dans tous
les domaines, un Gouvernement sans marges de manœuvre et souvent impuissant,
un Parlement victime du fait majoritaire et qui n’influe qu’à la marge.
Comment ne pas voir dans l’organisation même de cette journée et dans la
place dévolue dans cet hémicycle à chacune des trois institutions,
l’illustration de ce qu’il est désormais convenu d’appeler
l’« hyper-présidence » ?

Jamais depuis Adolphe Thiers, en 1873, un Président de la République n’avait
été autorisé à s’adresser en personne à la représentation nationale. La peur
raisonnée des parlementaires de l’époque les avait conduits, deux ans plus
tard, à proscrire la présence physique du chef de l’État dans l’hémicycle
pour couper court à toute tentation de glissement vers le présidentialisme.

Ainsi il fut permis que s'enracinât la République dans notre pays. Et c'est
cet héritage républicain, à la fois laïc et humaniste, qu'il nous revient de
préserver. Car la République est notre bien commun le plus précieux. *(« Très
bien ! » sur plusieurs bancs.)*

Ainsi, le Parlement, érigé en pouvoir constituant, a donc décidé, l'année
dernière, de mettre fin à une règle vieille de 135 années. En dépit des
vives oppositions qui s'étaient alors exprimées, le droit de la République
doit s'appliquer, car il incarne la volonté générale du peuple souverain et
de ses représentants. Je le dis avec d'autant plus de conviction que je me
suis prononcé contre la révision constitutionnelle du 21 juillet dernier.

Nul ici n'a aujourd'hui violé la Constitution. Il est donc de notre devoir
de républicain de participer à ce débat. *(Applaudissements.)*

M. François Sauvadet. Très bien !

*M. Yvon Collin. *C'est la position unanime du plus ancien groupe
parlementaire que j'ai l'honneur de présider, comme c'est aussi celle des
Radicaux de gauche, ma famille politique. *(Applaudissements.)*

M. François Sauvadet. Très bien !

*M. Yvon Collin.* Cette réunion du Congrès restera dans l'histoire comme la
première déclaration de politique générale prononcée par un Président de la
République devant les parlementaires, tâche qui incombait, jusqu'à présent,
au chef du Gouvernement. D'ores et déjà, une question se pose : que va-t-il
advenir de la fonction de Premier ministre ?

Arrivé à la moitié de son quinquennat, le Président de la République a
choisi cette date pour faire usage de cette nouvelle disposition. Le bilan
dressé de son action est, de mon point de vue, loin d'être aussi flatteur
que l’image idyllique que nous venons d'entendre, notamment de la part des
orateurs qui m'ont précédé.

Force est de constater, mes chers collègues, que je suis le seul orateur
pouvant se réclamer de l'opposition à intervenir à cette tribune, une
opposition jamais systématique, une opposition toujours constructive, une
opposition qui préfère toujours le débat au combat ! *(Applaudissements.)*

À présent, parlons d'Europe ! La présidence française de l'Union européenne
a certes été empreinte d'un dynamisme utile qu'il faut reconnaître. Le
Président de la République n'a pas ménagé ses efforts sur certains dossiers,
comme la guerre en Géorgie ou la sécurité énergétique. Mais force est de
constater que très peu de nouveaux chantiers ont été ouverts. Certains,
urgents et très attendus par les professionnels – je pense à la politique de
santé et à la PAC –, n'ont pratiquement pas évolué.

Le groupe du RDSE, qui revendique son attachement à l'Europe, s'interroge.
Quel est aujourd'hui l'avenir institutionnel de l'Europe, à l'heure où le
traité de Lisbonne reste une Arlésienne ? Comment permettre au Parlement de
prendre toute sa place ? Pourquoi ne pas élargir le mandat de la BCE à la
stabilisation macro-économique ? Autant de grands sujets auxquels le
Président de la République n’a apporté aucune réponse dans son discours.

Quoi qu'on en dise, nos compatriotes ne s'y sont pas trompés : les résultats
des dernières élections européennes ne sont flatteurs pour personne. Le
succès revendiqué par la majorité n'est qu'un trompe-l’œil, dès lors que
60 % de nos concitoyens ne se sont pas déplacés et que 73 % n'ont pas adhéré
à sa politique.

Malgré la très grave crise économique que nous traversons, le Président de
la République refuse d'infléchir une politique en total décalage avec ses
discours prônant la régulation et le retour de l'État. Le bouclier fiscal en
est la cruelle illustration, malgré une partie croissante de la majorité qui
appelle à sa suppression.

Il est certain aujourd'hui qu'une autre politique, fondée sur une
coordination des politiques économiques en Europe, aurait permis d'amortir
le terrible choc que nous subissons. Les dysfonctionnements
macro-économiques en Europe et leurs conséquences financières et monétaires
déploient leurs effets dans une crise qu'on aurait tort de n'imaginer
qu'importée des États-Unis.

Les résultats de cette politique sont malheureusement tangibles au
quotidien. Les services publics subissent les conséquences d'un détournement
de l'orthodoxie budgétaire : hier Gaz de France et AREVA, aujourd'hui la
SNCF et La Poste. À qui le tour demain ?

Je ne nie pas le besoin de réformes, mais je conteste que la seule
rentabilité l'emporte sur l'intérêt général. Je pense ici, en particulier,
aux territoires ruraux, qui ont pourtant tant besoin de services publics de
proximité et de qualité.

*M. Raymond Vall.* Très bien !

*M. Yvon Collin. *De la même façon, il est inacceptable que l'addition d'une
politique de dépenses publiques non maîtrisée soit payée par les
collectivités locales !

On cherche à faire croire aux Français que les collectivités sont
aujourd'hui responsables de l'explosion de la dette publique, qu'elles sont
incapables de gérer leurs budgets ou qu'elles ne savent qu'augmenter les
impôts. Rien de plus faux, quand on sait que l'État, qui a transféré de
nouvelles compétences, n'a jamais donné les moyens financiers
correspondants !

Mme Brigitte Barèges. C’est souvent le cas, notamment dans le
Tarn-et-Garonne !

*M. Yvon Collin.* Pire, les dotations compensent de moins en moins les
charges nouvelles des collectivités : plafonnement de l'enveloppe normée de
la DGF, plafonnement de la taxe sur le foncier non bâti, plafonnement de la
valeur ajoutée dans le calcul de la taxe professionnelle. Enfin, dois-je
rappeler que la RGPP s'entend autant pour l'État que pour les
collectivités ?

Par ces temps difficiles, le sénateur que je suis est fier d'œuvrer à la
défense des petites communes, de plus en plus mises à mal par la dégradation
continue de leur environnement juridique et financier. Avec mes collègues du
RDSE, il ne nous a manqué que trois voix le 26 mars pour faire adopter une
proposition de loi visant à exclure les communes de moins de 2 000 habitants
du dispositif de service d'accueil des élèves. Faut-il rappeler que le
Président de la République avait lui-même promis cette mesure à l'occasion
du dernier Congrès des maires ? Personne ici ne peut me contredire.

Le récent rapport de la mission d'information du Sénat sur l'organisation et
l’évolution des collectivités locales a dégagé des propositions pour
clarifier leurs compétences. Elles ont le grand mérite de ne pas faire du
rapport de force l’unique méthode de réforme. Quelle suite sera donnée à ce
rapport ? Est-il parvenu jusqu'au Président de la République ? Ayant bien
écouté sa déclaration, j'en doute, et je le regrette.

Car, à l'inverse, le big bang territorial annoncé par le Chef de l'État
porte bien son nom et illustre tout aussi bien la méthode retenue. Rompre ou
plier : voilà l'alternative proposée, plutôt que de faire émerger un
consensus que chacun appelle de ses vœux. Et si l'on refuse de céder, voici
qu'on brandit la menace du référendum. Mais il serait absolument
inacceptable que la volonté du Parlement ne soit pas entendue, à plus forte
raison celle du Sénat qui assure « la représentation des collectivités
territoriales de la République ».

Que l'on songe aussi à la suppression de la taxe professionnelle annoncée le
5 février dernier pour le 1er janvier prochain. Alors que la loi de finances
pour 2010 est entrée dans sa phase de préparation, le Gouvernement est
incapable d'expliquer aux parlementaires et aux élus locaux quel sera le
nouveau dispositif. Or, aujourd'hui, les collectivités ont besoin des
23 milliards d'euros qu'elles représentent, surtout dans un contexte de
crise. Comment alors garantir le principe constitutionnel d'autonomie des
collectivités, si l'État vient, une nouvelle fois, substituer une dotation à
un impôt local librement déterminé ?

Nos compatriotes sont également très inquiets pour l'avenir de leur système
de retraites. La solidarité nationale n'est pas négociable : le système par
répartition ne doit pas être sacrifié. La loi Fillon est loin d'avoir réussi
le miracle annoncé, à savoir garantir l'avenir du système de retraites. Et
voici que l'on nous explique qu'il faudra travailler jusqu'à soixante-sept
ans ! Pourquoi cette annonce, alors qu'un rendez-vous avait été fixé avec
les partenaires sociaux en 2012 ? Et pourquoi priver le Parlement d'un débat
qui lui revient de droit ?

Mais, s'il est un domaine où l'activisme présidentiel interpelle, c'est bien
celui de la justice et des libertés publiques. Après la chaotique réforme de
la carte judiciaire, l'inquiétante loi sur la rétention de sûreté, la très
répressive loi sur la récidive, la très décevante réforme pénitentiaire,
voici que se profilent la suppression des avoués, le renforcement de la
répression des clandestins et la suppression du juge d'instruction.

La combinaison de ces réformes ne manque pas d’inquiéter tous ceux qui sont
attachés à la défense des droits fondamentaux et à la protection de la
dignité humaine.

Avant de conclure, je voudrais préciser que la démarche à la fois critique
et constructive dans laquelle s'inscrit mon groupe m'amène à reconnaître les
progrès accomplis depuis le début de ce quinquennat en matière de
développement durable. Sur ce sujet, nous sommes collectivement, par-delà
les clivages partisans, en train de remporter la plus difficile des
batailles : changer les mentalités pour parvenir à la révolution verte.

Enfin, les dernières propositions annoncées en faveur de la jeunesse me
semblent aller dans le bon sens. Et c'est avec satisfaction que je constate,
quelques semaines seulement après le débat qui s'est tenu au Sénat, à
l'initiative de mon groupe, que l'on préconise aujourd'hui de renforcer la
participation citoyenne des jeunes avec un véritable service civique.

Le groupe du RDSE demeure attentif et vigilant à la politique du Président
de la République. C'est pourquoi il entend faire le meilleur usage des
prérogatives que lui confère désormais son statut de groupe minoritaire, au
sens de l'article 51-1 de la Constitution.

Soucieux du respect des minorités politiques et du pluralisme sénatorial,
mon groupe continuera de privilégier le dialogue et le débat. Nous refusons
le manichéisme politique érigé en consigne de vote : voter systématiquement
contre quand on est dans l’opposition et pour quand on est dans la majorité
ne sera jamais notre marque de fabrique. *(Applaudissements.) *De même, ceux
d'entre nous qui sont Radicaux de gauche, et donc aujourd'hui dans
l'opposition, refusent toute opposition systématique. *(Applaudissements.)*

Le groupe du RDSE est plus que jamais fier d'être constitué de sénateurs
issus d'horizons politiques différents, mais qui tous se rassemblent sur
l’essentiel : des affinités communes mais aussi des valeurs partagées.
N'est-ce pas là l'essence même du Parlement ? C'est avec ce type d'attitudes
politiques et de comportements responsables que nous entrerons alors,
peut-être, dans l'ère trop vite annoncée de l’hyper Parlement ! Mais, pour
l'heure, ne nous y trompons pas : c'est bien l’hyper présidence qui
prédomine. *(Applaudissements.)*
posted by Fawzi. Benabdallah mardi, juin 23, 2009   0 comments
 
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Nom: Fawzi. Benabdallah
lieu: clichy, 92110, France
Conseiller municipal délégué aux nouvelles technologies, militant des droits de l'homme et de l'égalité.
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