16 mai 2006
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Abolition, vous avez dit ???? Alors que nous célébrons la première commémoration de l’abolition de l’esclavage, Les députés votent eux une loi « compétences et talents », instituant de facto une Nouvelle disposition sur l’immigration. Aujourd’hui nous assistons à un véritable retour en arrière en soumettant les immigres entrant sur notre territoire,telle les esclavagistes qui sur des critères physique sélectionnes les esclaves en fonctions de leurs santés, de leurs dentitions et leur capacités à travailler et rejetant les autres. Ce décret est une forme d’esclavage moderne qui dépouillent les pays en difficultés de leurs élites et contribuent à aggraver leurs situations déjà périlleuses.
La fin de l'esclavage est certes une grande victoire de l'idéologie du progrès et des droits de l'homme, mais elle est également (avant tout?) la conséquence de la Révolution industrielle et du capitalisme libéral triomphant. Si la fin de l'esclavage a eu des causes religieuses et morales indéniables (mouvements abolitionnistes anglo-saxons et philosophes des Lumières), elle a aussi été motivée par la prise de conscience de l'efficacité économique du salariat qui permet de supprimer les charges liées à l'achat, à l'entretien et à la surveillance des esclaves. En effet, l'esclavage avait entretenu l'illusion du travail gratuit. Or de nombreux économistes du XVIIIe siècle et plus tard, comme Smith, Sismodi ou Lapidus ont estimé que les prix de la main d'œuvre servile était supérieure à celle de la main d'œuvre salariée. Adam Smith écrivait déjà : « L'expérience de tous les temps et de tous les lieux s'accorde à montrer que l'ouvrage fait par des esclaves est, au bout du compte, le plus cher de tous. Celui qui ne peut rien acquérir en propre ne peut avoir d'autre intérêt que de manger le plus possible et de travailler le moins possible. » Ainsi,les anciens esclaves noirs des colonies (Antilles, Guyanes, îles de l'Océan Indien) furent rapidement remplacés par des travailleurs asiatiques surtout indiens et chinois dont la « rentabilité » était plus grande mais la situation guère plus enviable (voir plus bas Traite des jaunes). D'autre part, le progrès technique et le machinisme remplacèrent le travail humain, exigeant en conséquence moins de bras. L'esclavage était donc devenu un anachronisme et un non-sens économique. Pour autant, l'abolition de l'esclavage ne fut pas synonyme de libération et d'égalité pour tous : la condition prolétarienne induite par l'économie libérale s'avère, particulièrement au XIXe siècle, porteuse de misère, de paupérisme, de chômage et d'exploitation. L'esclavage planifié est brièvement réapparu au XXe siècle dans les systèmes totalitaires (camps de concentration nazis, goulags soviétiques). Cela confirme (s'il en est nécessaire) le caractère aberrant et régressif de ces régimes politiques et de l'ésclavage. |
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posted by Fawzi. Benabdallah
mardi, mai 16, 2006

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2 mai 2006
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toi ,oui...toi,non...
depuis quelques mois,on assiste à l'emergence de l'expression "immigration choisie". plus politiquement correcte que celle "d'immigration par quotas" facile à comprendre,vendeuse dans l'opinion publique car elle entretient l'illusion d'une position de force. derrière cette expression se cache l'idée que desormais la France sera enfin maîtresse de sa politique d'immigration, mettant fin à une immigration subie, en tout cas non voulue. cette vision est à la fois cynique,fausse et naive. Elle est cynique,très peu moral,car elle officialise une selection sur la base de compétences affichées,voire théorique, on créera donc deux catégories distinctes,celle des ""bon immigrés" d'un coté, et celle des ""mauvais immigrés" de l'autre. Cynique toujours ,car en même temps, on continue à se gargariser avec le label autoproclamé de la France "Patrie des Droits de l'homme" ou terre d'acceuil ,lointain écho d'une réalité dont on finit par se demander si elle a jamais existé. Elle est fausse , car une bonne partie de l'immigration nécessaire, voire indispensable à la marche de notre pays, n'est pas qualifiée, pas diplômée. Dans les années 60,la France a eu besoin d'ouvriers étrangers pour faire face à une penurie et pour soutenir l'activité dans le batiment ou les travaux publics,et qu'aujourd'hui encore, ces secteurs ont besoin de cette main d'oeuvre. Anticipons, car la réalité de la France fait que nous aurons besoin d'un apport extérieur pour maintenir notre vitalité démographique et éviter un vieillissement accéléré de notre population. Enfin elle est naive , car personne ne semble se poser la question du choix dans l'autre sens. Si la France veut choisir ses immigrés , ceux-ci , surtout lorsqu'ils appartiennent aux élites actuelles ou futures de leur pays d'origine, ont le choix de leur pays d'acceuil. mais quel est le bon choix , pour un jeune Malien ou un jeune Algerien aujourd'hui ? Aller étudier en France , ou en Angleterre ou aux Etats-Unis , voire tenter l'aventure des pays émergents comme la Chine?Quelle image projette aujourd'hui notre pays à l 'exterieur? Dans un territoire-monde ,où les individus sont plus mobile,où les attachements anciens n'ont plus cours, la france, au lieu de se rendre attirante , désirable , accueillante, fait sa hautaine, son arrogante , sur l'air du ""je vais vous choisir". Avec cette vision étriquée de l'immigration , il se pourrait bien plutôt que personne n'ait envie de la "choisir". |
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posted by Fawzi. Benabdallah
mardi, mai 02, 2006

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